Georges Dioque
Membre de la Société d'Etudes des Hautes Alpes
UN COLONIAL
Ce qu'ils en pensent......
François HIEDSIECK, bulletin de l’Académie delphinale, n° 9 décembre 2008, rubrique « Bibliographie »
« Cette biographie écrite par Georges Dioque, l’un des petits-neveux de Félix Dioque, n’est pas une apologie du colonialisme, ni d’un colonialiste. Mais elle met ses pas dans les pas d’un colonial. De 1898 à 1920, elle publie sa correspondance, le plus souvent des lettres très libres de ton envoyées à sa mère, et l’éclaire par le contexte de l’époque, reconstitué avec la minutie d’un archiviste et le recul d’un historien. De 1921 à 1946 la correspondance se faisant plus rare, une synthèse très informée et équilibrée des évènements d’Indochine éclaire les activités, discrètes mais souvent décisives de Félix Dioque.
Celui-ci est très soucieux de sa carrière et de son avancement, car il a commencé à travailler très tôt, à la CFAO, c’est-à-dire dans les comptoirs de Compagnie française de l’Afrique occidentale française, en Guinée, à Conakry, Dubréka et Conérah. On est toujours satisfait de ses services, mais la Compagnie soumet trous ses salariés à la menace d’un renvoi immédiat, sans discussion possible. Aussi cherche-t-il une situation mieux assise soit dans l’administration française de ce protectorat, soit même en Indochine. Mais après un congé, il revient en Guinée encore quatre ans.
En 1906 (il n’a encore que 25 ans) commence sa carrière indochinoise, dans l’administration (française) des douanes et régies. Il commence au plus bas échelon, « préposé de la 4e classe » le 14 avril 1906, peu payé mais heureux de son indépendance, notamment dans le poste très isolé de Dégi en Annam. La confiance de ses supérieurs (il fait face avec doigté aux situations les plus délicates) et son souci de parler parfaitement la langue annamite lui permettent de devenir très vite, au concours, commis puis commis principal, jusqu’à la Hors-Classe en 1925.
Mais déjà les gouverneurs généraux successifs l’ont détaché des Douanes pour l’embaucher dans la police. Dès avril 1921 il est chef du 3é bureau, puis chef de Sûreté. Même après sa retraite officielle fin 1936, il est maintenu en activité, car il a toujours des notes exceptionnelles et les gouverneurs généraux René Robin, Jules Brévié, général Catroux, et même l’amiral Decoux (qui ne l’aime guère) ne savent pas se passer de lui.
Il a cependant alerté depuis longtemps sur la désaffection puis l’hostilité de la population envers les Français, et averti que la seule répression des menées anti-françaises n’est plus suffisante.
L’Indochine a souffert des à-coups de la politique française. En 1936 où Justin Godart, envoyé du gouvernement de front populaire, a du mal à se faire entendre. En 1939 sous Catroux, car les gaullistes sont très minoritaires là-bas. En 1940 où le zèle pétainiste de l’amiral Decoux accroît la confusion, alors que l’Indochine a été mariée de force au Japon, dont l’armée est de plus en plus envahissante.
Félix Dioque n’a pu empêcher l’échec final de la France en Indochine. Mais il l’a servie pendant 40 ans, avec beaucoup de talent, et un vrai désintéressement.
En outre, la franchise et l’humour de ses lettres à sa famille nous font connaître une personnalité très originale et exceptionnelle. Nous devons être reconnaissants à Georges Dioque du très gros travail (outre les archives, il a digéré les 62 titres de sa bibliographie) qui lui ont permis d’être à la hauteur de son sujet. »
Ce qu’ils en pensent……
Jean COUSSO, président de l’Association des Amis du Vieux Hué (AAVH)
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Gilles de GANTÈS, agrégé d’histoire, spécialiste du Vietnam, texte publié dans le numéro 13 de
la revue Moussons, 2010
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Rapport de Jacques SERRE de l’Académie des Sciences d’Outre – Mer qui a conduit la commission des prix littéraires de cette Compagnie à accorder à Georges Dioque le prix Auguste Pavie 2009
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Louis GONDRE, texte destiné au bulletin 2009 de la Société d’études des Hautes-Alpes
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Philippe DUMONT, rédacteur en chef des Carnets du Viêt Nam, dans le numéro 21 (avril 2009) de cette revue
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François BILLY, Le Dauphiné libéré, rubrique « Le livre du dimanche » du 23 novembre 2008
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Ils en parlent.....
L’association des Anciens du Lycée Albert Sarraut de Hanoï (ALAS) a fait état de cet ouvrage dans son bulletin d’information n° 184 du 1er trimestre 2009.
Dans sa livraison d’août 2009 (n°197), La Cohorte, revue trimestrielle de la société des membres de la Légion d’honneur, a signalé à ses lecteurs la sortie de ce livre.
De même, la publication de cet ouvrage a été mentionnée dans le bulletin n°19, décembre 2009, de l’association AROM (amitié – réalité – outre mer)
Sommaire
Cet ouvrage comprend dix-sept chapitres d’inégale importance,
mais correspondant aux différentes étapes de la vie de Félix – Joseph
Dioque :
Avant-propos
Introduction
- En Guinée
- Intermède métropolitain I
- Second séjour en Guinée
- Intermède métropolitain II
- L’Indochine….enfin !
- Dans la brousse en Annam
- L’année 1908
- Le broussard misanthrope
- Taciturne à Tourane…heureux en congé…joyeux drille à Hanoï !
- La Grande Guerre et un violent typhon à Tourane
- Gabelou ou flic ?
- En famille
- Le gabelou – flic
- Flic !
- Le contrôleur général
- Retraité ou directeur ?
- Le « retraité requis »
Annexes
- La carrière en Guinée et en Indochine
- Les traversées
- Les patrons et notamment les gouverneurs généraux
- Les rues de Hanoï
Index des noms propres
Sources et bibliographie
24 euros
448 pages ; nombreuses illustrations ;
publié en 2008
ISBN 978-2-904071-07-2
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